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L'ère de l'« Autopilot » pour les logiciels d'entreprise n'est pas pour demain. Elle est déjà là.

Alexis Steinman
L'ère de l'« Autopilot » pour les logiciels d'entreprise n'est pas pour demain. Elle est déjà là.

La frontière entre logiciel et services s'estompe – et c'est sans doute une bonne chose. De nombreux logiciels d'entreprise modernes vont commencer à ressembler de plus en plus à un Pilote automatique.

« Un copilote vend l'outil. Un pilote automatique vend le travail. »

Voici 6 réflexions intéressantes à partager sur ce sujet :

SaaS → Services en tant que logiciels. Internet nous a apporté le « Software-as-a-Service », ou SaaS : il s'agit de payer un abonnement plutôt qu'une licence obsolète. L'IA moderne apporte une nouvelle dimension : les « Services as Software ». Les agents IA fournissent services fournis (le résultat), et pas seulement les outils que les humains utilisent pour y parvenir.

Alors, Palantir avait raison ? Pendant des années, on a reproché à Palantir, éditeur de logiciels d’IA, d’être en réalité une société de services professionnels déguisée, ses « ingénieurs déployés sur le terrain » (FDE) étant considérés comme une simple forme de renfort de personnel. Ironie du sort, toutes les grandes entreprises spécialisées dans l’IA et les données mettent désormais en place des équipes d’ingénieurs déployés sur le terrain, car l’automatisation par l’IA qui fonctionne réellement est… difficile à mettre en œuvre. Et les FDE augmentent considérablement les chances de réussite.

Les cabinets d'audit traditionnels s'adaptent. McKinsey procède à une réorganisation de ses effectifs : le nombre d'employés des services administratifs est réduit de 25 %, tandis que celui des experts en contact direct avec la clientèle est augmenté de 25 %. Accenture comble discrètement ses difficultés de chiffre d'affaires par le biais de fusions-acquisitions, tout en repensant son modèle économique. De son côté, Claude prépare la présentation destinée au conseil d'administration, prévue pour demain.

La prochaine entreprise à atteindre les mille milliards de dollars (selon un article récent de Sequoia) pourrait s'agir d'une entreprise de logiciels se faisant passer pour une société de services. L'IA se charge des tâches intellectuelles les plus lourdes, tandis que les humains se concentrent sur les tâches nécessitant une grande interaction humaine et faisant appel au « jugement ». « Une entreprise peut dépenser 10 000 dollars par an pour QuickBooks et 120 000 dollars pour un comptable afin de clôturer ses comptes. La prochaine entreprise légendaire se contentera de clôturer ses comptes. »

Le Le cartel de la complexité menacé. Les logiciels d'entreprise traditionnels ont imposé des plateformes standardisées qui nécessitent des déploiements longs et fastidieux, dont le coût se chiffre en millions. À mesure que les systèmes d'IA produisent des résultats concrets, la pression s'accentue sur les systèmes hérités, qui ne peuvent rien faire sans une petite armée de consultants.

L'application phare de l'IA, ce n'est pas un moteur de recherche plus performant : c'est l'écriture de code. Les grands modèles linguistiques (LLM) excellent fondamentalement dans deux domaines : les langues et le raisonnement. Étant donné que les logiciels reposent sur les langages de programmation et la logique, les LLM sont de véritables machines à coder. Cela rend la refonte complète des logiciels d'entreprise beaucoup plus accessible.

Mais surtout, cela transforme le marché. Les entreprises qui se tournaient autrefois systématiquement vers des suites logicielles prêtes à l’emploi peuvent désormais développer, à moindre coût, des applications et des agents personnalisés, parfaitement adaptés à leurs besoins spécifiques. Cela représente une véritable menace concurrentielle pour les éditeurs de logiciels établis. Pour rester dans la course, les produits prêts à l'emploi ne peuvent plus se contenter d'être pratiques : ils doivent intégrer une expertise sectorielle approfondie et un avantage en termes d'écosystème que les solutions sur mesure ne peuvent pas facilement reproduire.

ET… on attend d’eux qu’ils assumer une plus grande part du travail - point.

C'est pourquoi de nombreux logiciels d'entreprise modernes ressembleront de plus en plus à un « pilote automatique » qu'à un « copilote ».

Et pour nous, les humains, le monde manque encore cruellement de créativité, de discernement et d'expertise consultative dans ce domaine !

Arrêtez d'être copilote. Optez pour un véritable pilote automatique. Découvrez Maxa en action